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samedi, décembre 18, 2010

Etats-Unis: oui aux cadeaux fiscaux pour les riches, non à la taxe bancaire

Etats-Unis: oui aux cadeaux fiscaux pour les riches, non à la taxe bancaire - 20 minutes

Les Européens devraient se retrouver seuls au monde à imposer une taxe spéciale à leurs banques, le projet du président Barack Obama aux Etats-Unis ayant été enterré faute de plaire au Congrès et d'être défendu par l'exécutif.

Le 14 janvier, M. Obama lançait en grande pompe depuis la Maison Blanche un appel à une "taxe sur la responsabilité de la crise financière", se disant "déterminé a récupérer chaque centime dû au peuple américain".

Selon lui, elle devait rapporter 117 milliards de dollars sur douze ans.

La proposition était précisée par le Trésor en février, dans le volet fiscalité du projet de budget 2010-2011, qui préconisait une taxe d'"environ 0,15%" sur les actifs (hors dépôts et fonds propres) des plus grandes banques du pays, soit une cinquantaine d'établissements. Elle devait même entrer en vigueur, si le Congrès le permettait, dès le 1er juillet, rétroactivement si nécessaire.

Les mois ont passé et les parlementaires ont relativement peu débattu du projet.

La Chambre des représentants n'a pas du tout planché dessus.

Quant au Sénat, sa commission des Finances y a consacré trois auditions fin avril et début mai. Son président démocrate Max Baucus y était favorable, mais le chef de file des républicains dans cette commission, Chuck Grassley, y était farouchement opposé, convaincu qu'elle se répercuterait sur les clients des banques, qui allaient la payer "sous forme de hausse des taux des emprunts et d'autres tarifs".

Avec la percée des républicains aux élections législatives de novembre, la taxe est définitivement morte. Elle n'est pas apparue lors des débats fiscaux des dernières semaines, accaparés par la reconduction, y compris pour les Américains les plus riches, des cadeaux accordés aux ménages par le président George W. Bush en 2001 et 2003.

Les lobbyistes de Goldman Sachs et autres Bank of America n'ont pas eu à dépenser une énergie considérable pour tuer l'idée. M. Obama lui-même n'en a jamais reparlé, et son gouvernement a montré peu d'empressement à faire adopter le projet.

"C'est plus une question de changement de circonstances que de lobbies", explique à l'AFP Douglas Elliott, un ancien banquier d'affaires devenu chercheur à la Brookings Institution, qui avait témoigné en faveur de la taxe devant le Sénat.

"Maintenant que le sauvetage des banques par l'Etat semble ne devoir à peu près rien coûter aux contribuables, la justification d'origine de la taxe s'est complètement volatilisée", relève-t-il.

C'est tout le sens de l'argumentaire du Trésor, qui souligne régulièrement le retour sur investissement du plan d'aide au secteur financier de 700 milliards de dollars lancé en octobre 2008.

"En termes de coût financier direct, ce plan se classera parmi les programmes de réponses à la crise les plus efficaces jamais mis en oeuvre", assurait encore jeudi le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner.

En temps de vaches maigres pour les Etats et de vaches grasses pour Wall Street, la démonstration ne convainc pas l'un des grands défenseurs de la taxe, le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn.

"Ce genre de taxe n'est pas en vigueur et j'ai bien peur que nous n'ayons pas beaucoup de succès à faire en sorte qu'il le soit", déplorait-il jeudi.

Cinq mois auparavant, lors d'un sommet du G20 à Toronto (Canada) qui avait enterré l'idée d'une taxe coordonnée, le même Dominique Strauss-Kahn se consolait en remarquant qu'elle serait tout de même adoptée aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne ou en France.

"Où est le plus grand centre financier au monde? Quel est le pays où vous avez le plus gros secteur financier? Les Etats-Unis. Ils auront une taxe", se réjouissait-il.

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mercredi, décembre 08, 2010

Ban Ki-moon souhaite un accord, même modeste, à Cancun

Ban Ki-moon souhaite un accord, même modeste, à Cancun - 20 minutes

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a exhorté mardi les délégués des 190 pays participant au sommet de Cancun à trouver un accord même modeste pour lutter contre les changements climatiques.

Après l'échec du sommet de Copenhague, où les chefs d'Etat et de gouvernement n'étaient pas parvenus, en décembre 2009, à s'entendre sur un protocole succédant à celui de Kyoto, Ban Ki-moon a rappelé que la réunion de Cancun poursuivait des ambitions plus limitées.

«Nous ne pouvons pas parvenir à un accord parfait pour le moment. Le mieux est l'ennemi du bien», a-t-il déclaré aux ministres de l'Environnement. «La stabilité de l'économie mondiale, le bien être de nos citoyens, la santé de notre planète ... Tout cela dépend de vous», a-t-il souligné.

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lundi, novembre 15, 2010

Juppé, Leroy, Ollier et Bertrand: Quatre ministres plein d’avenir?

Juppé, Leroy, Ollier et Bertrand: Quatre ministres plein d’avenir? - 20 minutes

REMANIEMENT - Deux novices et deux poids-lourds débarquent...

«Je serai un maire [de Bordeaux] à plein temps. Je n’exercerai pas de fonctions gouvernementales», répétait-il à l’envi en 2008. Promesse non tenue: Alain Juppé, 65 ans, a été nommé, dimanche soir, ministre de la Défense en remplacement d’Hervé Morin.

Juppé, le retour du meilleur d’entre eux

Dès la fin de l’été, Nicolas Sarkozy lui avait envoyé des signaux: le chef de l’Etat voulait le retour des «poids-lourds» au gouvernement. Alain Juppé avait confié à des proches qu’il n’était pas contre. «J’espère démontrer que je peux être ministre et maire en même temps», a-t-il réagi, dès samedi, au micro de France Info.

Leroy, la caution centriste

Il préférait Borloo. Maurice Leroy devra se contenter de Fillon. Profitant de l’éviction d’Hervé Morin, Maurice Leroy sera le seul représentant du Nouveau Centre dans le gouvernement Fillon IV. A 61 ans, il devra abandonner ses fonctions de porte-parole du parti centriste en devenant ministre.

Dimanche, en début d’après-midi, il ne devait être que ministre délégué à l’Aménagement du territoire. « J’ai dû me battre pour qu’il obtienne un vrai ministère », nous a confié Hervé Morin. Ce sera donc celui de la Ville où il devrait s’occuper des dossiers jusqu’ici dévolus à Fadela Amara, partante.

Tout vient à point à qui sait attendre pour Ollier

C’est une surprise. Un couple s’est formé dans le nouveau gouvernement. Patrick Ollier, maire de Rueil-Malmaison et surtout compagnon de Michèle Alliot-Marie a été nommé, hier, ministre des Relations avec le Parlement. La présence de sa compagne au gouvernement lui bloquait la route depuis des années.

Nicolas Sarkozy a finalement estimé que cela n’était pas un problème en lui octroyant un maroquin qu’il connaît bien : député des Hauts-de-Seine depuis 1988, il a même été nommé au perchoir quelques mois entre la présidentielle et les législatives de 2007.

Xavier Bertrand de l’UMP au gouvernement

A la tête de l’UMP, il n’avait pas la «bougeotte». Cible des attaques virulentes de Jean-François Copé, Xavier Bertrand s’est finalement résolu à céder les rênes du parti à celui qu’il qualifiait encore récemment de «sniper». Il récupère, au passage, un vaste portefeuille ministèriel: celui du Travail, de l’Emploi et de la Santé.

A 45 ans, l’ancien maire de Saint-Quentin connaît bien les dossiers qu’il a choisis. Lors de ses passages ministériels, il a notamment géré la mise en place du service minimum, une partie de la réforme des retraites en 2003 mais aussi l’interdiction de fumer dans les lieux publics.

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