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jeudi, décembre 30, 2010

La Russie va payer 1,37 milliard d'euros pour deux navires Mistral français

La Russie va payer 1,37 milliard d'euros pour deux navires Mistral français - AFP

MOSCOU — La construction par les chantiers navals français de deux navires de guerre de type Mistral pour l'armée russe va coûter à Moscou au total 1,37 milliard d'euros, a indiqué jeudi une source proche du dossier.

"Le coût du premier navire s'élèvera à 720 millions d'euros, alors que le deuxième coûtera 650 millions d'euros", a déclaré cette source à l'agence russe RIA Novosti.

Le deuxième navire coûtera moins cher car la Russie participera davantage à sa construction que pour le premier, a expliqué cette source.

La présidence française avait annoncé le 24 décembre que les chantiers navals français DCNS et STX et russes OSK construiraient en commun deux navires de type Mistral, aux termes d'un accord entre Paris et Moscou qui pourrait être "prolongé" par la fabrication de deux navires supplémentaires.

Le coût d'un troisième et quatrième bâtiment de ce type dépendra, le cas échéant, du choix des chantiers navals, a ajouté la source citée par RIA Novosti.

Le Mistral est un navire de guerre polyvalent pouvant transporter des hélicoptères et des chars, accueillir un hôpital de campagne ou un état-major embarqué.

La fourniture à la Russie d'un tel navire constitue une première pour un pays de l'Otan. Elle a suscité des critiques des Etats-Unis ainsi que de certains alliés des Occidentaux, comme les pays baltes ou la Géorgie.

Les tractations, lancées à l'issue d'un sommet franco-russe en mars à Paris, auront duré neuf mois. La France avait dit être prête à vendre à la Russie jusqu'à quatre Mistral au coût unitaire d'environ 500 millions d'euros.

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samedi, décembre 11, 2010

Chine: l'inflation au-dessus de 5%, de nouvelles mesures attendues

Chine: l'inflation au-dessus de 5%, de nouvelles mesures attendues - AFP

PEKIN — La Chine a annoncé samedi une inflation à plus de 5%, au plus haut depuis la crise financière, il y a plus de deux ans, laissant présager selon les analystes de nouvelles hausses des taux d'intérêt pour freiner les prix et empêcher un dérapage potentiellement dangereux sur le plan social.

L'indice des prix à la consommation, principale jauge de l'inflation, a augmenté en novembre de 5,1% sur un an, contre 4,4% en octobre, selon le Bureau national des Statistiques (BNS).

Pour les 11 premiers mois de l'année, la progression par rapport à la même période de 2009 est de 3,2%, au-dessus de la limite des 3% que s'était fixée le gouvernement.

Ces chiffres renforcent les attentes de nouvelles hausses des taux d'intérêt et des réserves obligatoires des banques, alors que le pouvoir a annoncé une politique monétaire "prudente" pour l'an prochain.

"Les hausses de prix en novembre sont en effet supérieures aux attentes de beaucoup de gens", a reconnu le porte-parole du BNS, Sheng Laiyun, lors d'une conférence de presse. Des analystes cités par l'agence Dow Jones tablaient sur une inflation de 4,7%.

Les prix des denrées alimentaires ont augmenté le mois dernier de 11,7% sur un an, tandis que les prix hors alimentation n'ont progressé que de 1,9%. L'inflation touche donc d'abord les plus pauvres, qui dépensent une part plus importante de leurs revenus pour se nourrir.

Le gouvernement avait indiqué le mois dernier qu'il se tenait prêt à instaurer si nécessaire des contrôles des prix sur les produits de première nécessité, alors que les prix de 18 sortes de légumes s'étaient envolés de plus de 60% sur un an.

Et les prix des appartements dans les grandes villes restent hors de portée de très nombreuses bourses, malgré des restrictions sur le crédit pour éviter la spéculation et la formation d'une bulle immobilière.

"Il faudra du temps pour que les mesures (anti-inflationnistes) soient mises en oeuvre et montrent clairement leurs effets", a souligné M. Sheng.

A la veille de la publication des principaux indicateurs économiques mensuels, la banque centrale a relevé vendredi pour la sixième fois de l'année le taux de réserves obligatoires des banques, pour limiter le volume des prêts et la création de monnaie, génératrice d'inflation.

Les nouveaux prêts avaient presque doublé l'an dernier, et l'objectif de 7.500 milliards de yuans que s'était fixé Pékin pour 2010 sera selon toute vraisemblance dépassé.

La banque centrale avait également relevé en octobre les taux d'intérêt de 25 points de base, pour la première fois depuis près de trois ans.

Après les statistiques de novembre, les autorités "vont devoir sortir la grosse artillerie" avec notamment des hausses de taux d'intérêt "très rapidement", a estimé Brian Jackson, économiste de la Royal Bank of Canada basé à Hong Kong.

"Je ne pense pas qu'il y aura une inflation galopante, mais 5,1% sont suffisants pour que le gouvernement en fasse plus pour contenir le problème", a déclaré de son côté à l'AFP Tom Orlik, analyste chez Stone & McCarthy Research Associates à Pékin.

Les autres indicateurs publiés samedi à Pékin montrent que la deuxième économie mondiale continue à croître à un rythme très soutenu.

Les investissements en capital fixe dans les zones urbaines ont continué à croître à un rythme élevé de 24,9% sur les onze premiers mois, par rapport à la même période de 2009.

En dépit des fermetures de certaines usines polluantes et du rationnement de la consommation électrique dans certaines régions, la production industrielle a progressé en novembre de 13,3%.

Enfin les ventes de détail, qui reflètent la consommation des ménages, ont augmenté de 18,7% en novembre sur un an.

"La croissance est plutôt solide mais l'inflation n'en est peut-être qu'à son commencement", a résumé M. Orlick.

De Fran WANG (AFP)

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dimanche, décembre 05, 2010

Egypte: ouverture des bureaux de vote pour le second tour des législatives

Egypte: ouverture des bureaux de vote pour le second tour des législatives - AFP

LE CAIRE — Les bureaux de vote ont ouvert dimanche à 08H00 locales (06H00 GMT) en Egypte pour le second tour des élections législatives, que le parti au pouvoir est sûr de remporter haut la main après le retrait des deux principales formations de l'opposition.

Le premier tour, le 28 novembre, a été marqué par des accusations de fraude à grande échelle et des violences, ce qui a poussé les Frères musulmans, principale force d'opposition du pays, et le parti libéral Wafd, premier parti laïque, à se retirer du processus électoral.

Le Parti national démocrate (PND) du président Hosni Moubarak a raflé 209 sièges lors de la première phase, soit près de 95% des sièges pourvus. Il ne sera en compétition au second tour qu'avec des petits partis de l'opposition légale sans poids réel et des indépendants.

Les électeurs sont appelés jusqu'à 19H00 à choisir 283 députés. D'après l'agence officielle Mena, 566 candidats sont en compétition, dont 383 du PND -qui se retrouvent parfois à plusieurs pour le même siège-, 167 indépendants et 16 de l'opposition.

Dimanche matin, dans un bureau de vote du Caire, les policiers dépassaient en nombre la poignée d'électeurs présents, selon un photographe de l'AFP.

Les élus de l'Assemblée du peuple, la plus importante des deux chambres du Parlement, ont un mandat de cinq ans. L'Assemblée compte 518 sièges: 508 sont ouverts à la compétition électorale et dix sont directement attribués par M. Moubarak.

De nombreuses irrégularités au profit du PND ont été rapportées lors du premier tour par des observateurs égyptiens indépendants ainsi que la presse indépendante et d'opposition, qui ont évoqué des urnes bourrées, des achats de vote et l'envoi d'hommes de main pour intimider les électeurs.

Le gouvernement a rejeté ces accusations et le PND a mis l'échec de l'opposition sur le compte de sa propre "faiblesse".

Le parti "va traiter le second tour avec la même force que le premier", a assuré Sami Abdel Aziz, membre de la commission médias de la formation de M. Moubarak.

Le centre de recherche américain Carnegie a jugé "clair que les citoyens égyptiens auront une Assemblée du peuple contrôlée par le PND pendant les cinq prochaines années".

Ces élections, "en unifiant presque complètement les branches législative et exécutive, ne feront qu'aggraver les problèmes actuels de la politique égyptienne", a-t-il ajouté, en évoquant "la faiblesse de la branche législative et le déclin continu de son rôle de supervision".

Ce scrutin législatif se tient à un an d'une élection présidentielle, dans un climat d'incertitude sur la succession possible de M. Moubarak, 82 ans dont 29 au pouvoir.

Le chef de l'Etat n'a toujours pas fait savoir s'il se présenterait, mais laisse à son entourage le soin de dire qu'il pourrait effectuer un nouveau mandat.

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samedi, novembre 20, 2010

Ground Zero: les sauveteurs acceptent 625 millions minimum d'indemnisations

Ground Zero: les sauveteurs acceptent 625 millions minimum d'indemnisations - AFP

Des milliers de secouristes qui avaient été intoxiqués à Ground Zero après les attentats du 11-Septembre ont accepté 625 millions de dollars "au moins" de dédommagements pour leurs problèmes de santé, a annoncé vendredi leur assureur.

Le montant total des indemnisations pourrait aller jusqu'à un maximum de 712,5 millions, qui est l'enveloppe maximum fixée entre les parties il y a quelques semaines.

La compagnie d'assurances spécialement créée à cet effet en 2004, WTC Captive, a précisé dans un communiqué que 10.043 plaignants, essentiellement des pompiers, policiers et ouvriers du bâtiment, avaient signé l'acte de conciliation, qui met fin à des années de procédure et clôt le dossier.

Parmi les plus sévèrement atteints, 98% des plaignants ont signé, souligne WTC Captive, qui avait été dotée d'un milliard de dollars de fonds fédéraux pour assurer la ville contre les demandes de dédommagements liées aux attentats.

Au moins 625 millions de dollars seront donc versés aux plaignants et à leurs avocats, qui ont accepté de réduire leurs honoraires à 25%. En mars, le juge Alvin Hellerstein avait évoqué la question épineuse des frais d'avocats, qui étaient estimés à environ 200 millions dollars, soit plus du tiers du total des indemnités.

Les sommes attribuées aux secouristes ou à leurs familles sont très variables et peuvent aller de quelque centaines de dollars à plus d'un million, selon la gravité des incapacités ou des maladies chroniques ayant résulté du travail à Ground Zero.

A titre d'exemple, un non fumeur ayant commencé à souffrir d'asthme aggravé dans les sept mois suivant les attentats pourra recevoir entre 800.000 dollars et 1,05 million, et la famille d'une personne décédée pourra recevoir 1,5 million de dollars.

"Cet accord représente la conclusion juste et équitable de ces plaintes, il protège ceux qui sont venus en aide à cette ville quand nous en avons eu le plus besoin", a déclaré le maire de New York Michael Bloomberg.

L'accord de 95% au moins des 10.000 secouristes dont la plainte avait été jugée recevable était requis par le juge Hellerstein pour que le dossier soit définitivement entériné.

Le juge, dont l'approbation était également nécessaire, avait d'abord estimé en mars qu'un premier projet d'indemnisation à hauteur de 657 millions de dollars maximum n'était pas satisfaisant.

Des dizaines de milliers de personnes ont porté plainte contre la ville de New York pour des problèmes de santé qu'ils estiment liés au travail effectué sur les décombres du World Trade Center (WTC) après les attentats du 11 septembre.

Des secouristes se sont plaints de maladies engendrées par l'inhalation de poussières toxiques sur le site de Ground Zero. Par ailleurs, des études ont montré une augmentation des maladies respiratoires chez les habitants du sud de Manhattan ayant inhalé de la poussière provenant de l'effondrement des tours jumelles.

Parmi les quelque 70.000 plaintes, un peu plus de 10.000 ont été jugées recevables.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont fait près de 3.000 morts.

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lundi, novembre 15, 2010

Rama Yade poussée vers la porte du gouvernement

Rama Yade poussée vers la porte du gouvernement - AFP

Rama Yade a été poussée dimanche vers la porte du gouvernement où la benjamine de l'équipe, à défaut d'un bilan, aura massacré les codes de la solidarité gouvernementale avec des déclarations fracassantes -souvent démenties- qui ont agacé Matignon et conforté sa popularité.

De la visite de Kadhafi à sa critique -tardive- du discours de Dakar, en passant par ses caprices électoraux, la jeune secrétaire d'Etat, 34 ans en décembre, a incarné l'anti-conformisme plus que la "diversité", aux Droits de l'homme puis aux Sports.

Née à Dakar d'un couple d'enseignants proche de Senghor, arrivée en France à onze ans, diplômée de Sciences po, administratrice du Sénat, Rama Yade a fait une entrée en politique par la grande porte à l'invitation de Nicolas Sarkozy le jour de son investiture comme candidat UMP à l'élection présidentielle en janvier 2007.

Pour chauffer le congrès UMP, porte de Versailles, l'Africaine inconnue, mariée à un socialiste, dénonce la gauche qui n'a accordé aux enfants de l'immigration que "la pitié plutôt que le respect".

Outre son brillant parcours scolaire, Rama Yade, en vraie politique, avait travaillé ses réseaux au sein des clubs du XXIe siècle, qui rassemblent une certaine élite "pour changer la représentation des Français d'origine étrangère".

Dans l'euphorie de la victoire, l'enfant de Colombes est propulsée secrétaire d'Etat sous la tutelle de Bernard Kouchner, dans le wagon de la "diversité" aux côtés de Rachida Dati et Fadela Amara.

Très vite, la jeune promue va prendre des libertés avec les usages ministériels, provoquant des recadrages venus de Matignon et une fois de l'Elysée ("Nicolas Sarkozy constate aujourd'hui sa difficulté à s'insérer dans une équipe quelle qu'elle soit", dira un proche du chef de l'Etat en novembre 2009).

Certes, elle se tait sur le coup quand Nicolas Sarkozy prononce en juillet 2007 à Dakar, sa ville natale, le discours sur "l'homme africain qui n'est jamais entré dans l'histoire".

"Qu'est-ce-que vous voulez que je fasse? Que je saute sur la tribune et que je gifle le président?", réagira-t-elle plus de trois ans après, avant de démentir, préciser, développer, expliquer...: "Je connais suffisamment le président pour savoir que son intention n'était pas de blesser".

Dès septembre 2007, elle se fait remettre en place par François Fillon après une visite à des squatteurs. "Une gaffe liée à son inexpérience", pour le Premier ministre.

En décembre, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme dénonce la visite en France du président lybien Kadhafi. L'histoire dira un jour si elle avait le feu vert de l'Elysée pour lancer cette diatribe contre le colonel reçu à l'Elysée ("La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort").

Battue aux municipales à Colombes en 2008, Rama Yade a tenu tête à deux reprises au chef de l'Etat et à l'UMP en refusant de se présenter aux Européennes en 2009, puis en choisissant de se présenter dans les Hauts-de-Seine et non dans le Val d'Oise aux régionales de 2010.

Sa cote d'amour dans l'opinion la protège, comme lorsqu'elle dénonce le coût de l'hôtel des footballeurs français discrédités par leur piteux Mondial-2010 en Afrique du Sud (où elle séjournera dans des chambres encore plus chères).

Désormais simple conseillère régionale UMP, Rama Yade n'aura-t-elle été qu'une étoile filante dans l'euphorie de la Sarkozie avide d'ouverture et de diversité en 2007? En politique avisée, elle a pris date pour 2012 avec un livre récent sur la jeunesse. Elle plaide pour un "pacte national" en faveur des jeunes.

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samedi, novembre 13, 2010

Critiqué au G20, Obama riposte et défend la politique économique américaine

Critiqué au G20, Obama riposte et défend la politique économique américaine - AFP

YOKOHAMA — Le président américain Barack Obama a riposté samedi après sa mise en minorité lors du G20 de Séoul, en défendant sa politique économique et en assurant que les Etats-Unis continueraient de jouer un rôle moteur en Asie.

M. Obama a souligné qu'il n'avait jamais été aussi confiant dans les orientations américaines, au lendemain d'un sommet des pays riches et émergents du G20 où les Etats-Unis auront souvent été sur la défensive.

"Oui, les défis demeurent importants. Il y aura des échecs et des désaccords, nous ne résoudrons pas tous les problèmes en une réunion ou un voyage, ou même en un seul mandat", a-t-il prévenu devant un parterre d'entrepreneurs en marge du sommet du Forum économique Asie-Pacifique (Apec) qui se tient samedi et dimanche à Yokohama (région de Tokyo).

M. Obama a relevé que les dirigeants du G20 avaient montré à Séoul leur détermination à rester concentrés sur la croissance mondiale.

"En tant que première économie de la planète et moteur pour la croissance mondiale, c'est particulièrement important", s'est-il félicité.

Il a souligné que sa politique avait dopé la croissance aux Etats-Unis, évoquant aussi la "drastique réforme financière" instaurée dans son pays et la réduction du déficit budgétaire engagée à Washington.

De nombreux pays du G20, en premier lieu la Chine et l'Allemagne, ont fustigé à Séoul la récente décision de la banque centrale américaine (Fed) d'injecter 600 milliards de dollars dans les circuits financiers.

Cette annonce, justifiée par la Fed par la nécessité d'encourager la reprise américaine, est dénoncée par ces critiques comme un moyen d'affaiblir le dollar pour avantager les exportations américaines et comme une menace pour la stabilité financière de la planète.

Les pays asiatiques craignent qu'un afflux de capitaux spéculatifs ne vienne créer des bulles financières et immobilières dans leur économie, au risque de les replonger dans une crise du type de celle de 1997-98.

Le G20 a en outre repoussé un souhait américain de fixer des limites aux excédents courants des grands pays exportateurs, une proposition qui visait à rééquilibrer la croissance mondiale, selon Washington.

"Les Etats-Unis ont essayé de pousser trop vite, à mon avis, à un moment où le socle de coopération n'est plus aussi ferme qu'il l'a été pendant la crise" financière de 2008-2009, a jugé le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

"Il y a eu une réaction, pas tellement d'ailleurs contre le fond de ce que disaient les Etats-Unis mais (pour leur indiquer) que maintenant ça va être plus compliqué" d'avancer à marche forcée, a-t-il dit à l'AFP.

Lors de son discours, M. Obama est revenu sur sa tournée de huit jours en Asie (Inde, Indonésie, Corée du Sud et Japon), jugeant que ce voyage avait permis de revigorer l'engagement américain dans une région plus stratégique que jamais.

"La sécurité et la prospérité du peuple américain est inextricablement liée à celles de l'Asie. C'est pour cela qu'il ne s'agissait pas de mon premier voyage ici et que ce ne sera pas le dernier", a-t-il déclaré, ajoutant: "L'Amérique joue à nouveau un rôle moteur en Asie".

M. Obama a enfin eu recours à l'histoire pour souligner la légitimité des Etats-Unis à rester prépondérants dans une région qui a récemment vu la montée en puissance de la Chine.

"Au siècle dernier, les Etats-Unis ont grandement contribué à la sécurité et à la prospérité de la région. La force de nos alliances, la bravoure de nos hommes et femmes en uniforme ont contribué à sauvegarder la paix, et l'ouverture de nos marché a permis la naissance du miracle asiatique".

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